9782757869536

Meilleur polar de l'année 2016 (Sunday Express et Daily Express) et Dead good reader Award 2016 en Angleterre.

Vous cherchez un bon polar, intéressant, avec une ambiance de pays froid, et pas trop horrible ? C'est "Mörk" qu'il vous faut...
Nous sommes au nord de l'Islande, tout près du cercle polaire arctique, dans la ville de Siglufjördur, assez loin de la capitale Reykjavik ; c'est l'automne, il n'y a plus beaucoup de lumière, les premières neiges tombent...

En s'approchant d'une vieille maison délabrée, l'inspecteur de police Herjólfur, qui est venu seul car son adjoint Ari Thór a la grippe, est victime d'un coup de fusil. C'est la première fois dans la région qu'un policier subit une telle agression !

Ari Thór (qui apparaît déjà dans Snjór) va mener l'enquête, aidé par Tómas, revenu de Reykjavik pour l'occasion.
Intercalés entre les chapitres racontant les investigations, il y a les pages d'un journal écrit dans les années quatre-vingt par un jeune homme malade psychiquement, qui semble très influencé par son père.

La grave crise économique de 2008 en Islande et la fin de la pêche aux harengs sont derrière ; la ville de Siglufjórdur connaît une nouvelle popularité avec de bonnes pistes de ski et de belles résidences secondaires. Une certaine prospérité est revenue. Nous croisons Gunnar, le maire de la ville, qui ne semble pas très clair, Elín son adjointe qui aimerait bien profiter de la faille grandissante dans le mariage de Gunnar et qui a peur du retour d'un ex particulièrement violent, Addi Gunn le cousin de Tómas maître de trafic en tout genre ; qui parmi eux aurait pu tuer Herjólfur ? Et puis il y a un petit commerce illégal de drogue et de médicaments, les souvenirs d'une vieille femme, et des violences conjugales...
Un joli cocktail d'évènements et de personnages faisant penser par moments aux intrigues d' Agatha Christie, font de ce roman noir un bon moment de détente livresque !

Premières phrases : " Dérangeant. Oui, c'était le mot. Il y avait quelque chose de dérangeant dans cette vieille maison délabrée. La pluie aveuglante ajoutait à l'austérité des murs couleur plomb. Ici, l'automne n'était pas une véritable saison, plutôt un état d'esprit. Il semblait s'être perdu en route, quelque part vers le nord, quand, fin septembre, début octobre, l'hiver avait promptement succédé à l'été."