"Les fantômes de Shearwater" de Charlotte McConaghy * * * * * (Ed. Gaïa Actes Sud ; 2026)
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Un grand coup de coeur pour cette histoire formidable, qui est à la fois un récit d'aventures, une réflexion écologique et un thriller ; basé sur la vie d'une famille unie - un père et ses trois enfants - habitant sur une petite île glacée de l'océan Austral qui abrite la plus grande réserve de graines mondiale, le suspens démarre quand le corps d'une femme vient s'échouer sur le rivage. D'où vient-elle ? Comment est-elle arrivée là ? Que cherche-t-elle ?
Dominic le père, gardien de l'île et du phare, ainsi que ses enfants vont l'aider et la soigner ; mais assez vite la suspicion règne : on se cache des choses des deux côtés...
Petit à petit, les secrets vont être dévoilés, chaque personnage parlant à son tour et faisant progresser le récit jusqu'à son terme ; ils sont tous les cinq assez sympathiques et intéressants, mais tout de même, que sont devenus les autres, les chercheurs, les botanistes ? Sont-ils vraiment partis par le dernier bateau comme le dit Dominic en laissant sur place ce trésor alors que la mer monte et risque de submerger l'île ?
Il est beaucoup question de Nature et de la splendeur de la Terre, de vie de famille, d'amour aussi et de sacrifice de soi. La dénonciation des tueries dont sont capables les êtres humains est forte ; comment a-t-on pu massacrer des millions de phoques et de baleines jusqu'à mener certaines espèces à l'extinction ? L'autrice s'élève contre la cruauté sans limite et la bêtise des hommes !
La beauté de ce livre réside dans la capacité de l'autrice à construire un récit choral très prenant parce que très humain, et dans la splendeur de l'environnement décrit, l'océan, les reliefs de l'île et tous les animaux présents phoques, lions de mer, manchots et baleines...
C'est un livre d'atmosphère, du genre "on dirait que ça se passerait sur une île désertée, secouée par les vents, les tempêtes et la neige..." et très chargé en émotions - trop ? - mais une île est bien un endroit qui peut être oppressant et où l'histoire paradoxalement devient un huis-clos !
Extrait p 208 : Sous la surface il fait presque nuit noire. Elle est assise au fond de l'océan et compte les secondes. Ses cheveux ondulent autour d'elle en volutes éthérées. Des formes bougent, du Yelp surtout. Et puis une autre chose se profile dans son champ de vision. Une masse énorme en train de couler. C'est un éléphant de mer endormi, le corps décontracté dans sa phase de sommeil profond, celle des rêves, décrivant une lente spirale vers le fond. Fin suit sa chute des yeux jusqu'à ce qu'il heurte le sol et se pose là."
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