514Q-LVS7sLMerci à Babelio et aux éditions Flammarion

C'est le premier livre de Victoria Redel, écrivaine New Yorkaise, à être traduit en français.

Anna est malade, très malade, alors ses bonnes "vieilles amies" sont venues la soutenir, comme à chaque étape de sa vie, à chaque étape de leur vie elles ont toujours été ensemble pour le meilleur mais aussi pour le pire, elles ont toujours été là les unes pour les autres et ce, pendant plusieurs décennies. Des amitiés exceptionnelles, sans doute parce que Anna était exceptionnelle dans ses relations avec les autres, elle avait une capacité hors du commun à se lier d'affection avec les femmes qu'elle rencontrait.

Il y a eu Helen d'abord quand elles étaient très petites, puis Ming, Caroline et Molly, le groupe était constitué dès la fin de la première année de collège. Elles en ont vu et vécu des choses au cours de leurs vies, des plus heureuses, les rires et les chants,  les sorties étudiantes, les bêtises de jeunesse, les amours, mariages et naissances de 12 enfants à elles cinq, aux plus douloureuses, mésentente, folie...
Il y a aussi autour d'Anna ses amies de "la Vallée" où elle habite depuis vingt ans, en général avec son mari Reuben, mais s'ils se sont finalement séparés, l'ex-mari est souvent là, gérant ce qui se passe dans cette grande maison qui les a si souvent vus tous réunis.
Elles ont de belles situations les femmes du club des "vieilles amies" : avocate, professeure, artiste peintre, elles ont des hommes - ou des femmes - qu'elles aiment, des enfants, toute une vie bien sûr ; mais dès qu'un problème émerge, leur amitié est toujours prioritaire.

Extrait p 202 : " Franchement, qu'est-ce qu'il y avait de si génial dans le fait d'être parent ? Pourquoi des personnes sensées acceptaient-elles en toute connaissance de cause de se taper toutes ces angoisses et ces doutes ? Et qui se serait lancé dans une telle galère en sachant d'avance que l'adorable bébé, ce miracle d'enfant qui se mettait à quatre pattes, marchait, faisait des câlins, courait, peignait avec les doigts, lisait riait et faisait le clown, cet enfant qui n'avait que " maman je t'aime tellement " à la bouche, finirait par vous briser le coeur d'un regard maussade, l'air de dire " j'ai pas le temps pour ces conneries" ?

Il y a un petit côté triste dans cette histoire mais la vie n'est pas toujours drôle non plus ; et ce fut le choix de l'auteure de placer ses personnages dans un récit, sans pathos, mais où la maladie est fortement présente.
Le style et la forme sont parfaits pour cette "chronique d'une mort annoncée" : écriture vive et petits paragraphes pour les moments mémorisés qui affleurent en désordre, et humour souvent.

Une belle histoire d'amitiés et une réflexion sur la fin d'une vie qui fut belle et plutôt heureuse.